
bully
En anglais le mot « bully » signifie à la fois « brute, »"sadique, » « lâche, » « tyran, » « bourreau, » « racketteur » et encore « tortionnaire. »
(Le verbe « to bully » veut simplement dire se comporter comme une brute/ tyran etc.)
En allemand on peut dire « bully » ou Rabauke, le mot est connu en italien ainsi qu’en espagnol, ou on trouve aussi « matón. »
Autant que je sache, il n’existe pas un traduction exacte du mot en français ; je ne pense pas que le comportement d’un bully soit considéré comme étant le norme français, alors je vais tenter une explication, à défaut de trouver un seul mot adéquat.

Qui peut-on qualifier de bully ? Le bully classique a son origine dans la cour de récré à l’école. Il est a priori plus costaud que sa victime dont il pourrit l’existence en lui tordant le bras, en le frappant et en l’humiliant par tous les moyens. D’une position de force il en abuse en obligeant son entourage à se plier à ses quatre volontés.
Est-ce simplement sa supériorité , physique (et/ou intellectuelle,) qui le contraint à se comporter de la sorte ? La force et la volonté d’en tirer profit sont elles inévitablement associées ? Est-ce par sadisme qui la brute s’acharne sur sa proie, ou pour profit ?
Son autorité lui est accordé dans un premier temps par ses acolytes, désireux d’esquiver ses brimades (ou pire) et tout à fait disposés à lui prêter respect, tributs et cadeaux. En retour, ils ont droit à sa bienveillance, sinon sa protection, évitant le triste sort des suppliciés.
Tant que ça marche, ça continue, de fil en aiguille le petit bourreau va devenir caïd, ses sycophantes bénéficieront d’une partie de sa gloire, et seront respectés par les non-affranchis.
Comment combattre un bully ? Se liguer à plusieurs contre lui ? Il ne faut pas trop rêver, une fois l’enthousiasme de la révolte collective dissipée, on risque fort de se trouver isolé, et de prendre une branlée exemplaire.
Sans acolytes, petits bullies vassaux, il n’y a pas de caïd, ce sont eux qui l’ont créé…c’est en « éliminant » les fayots qu’il faut commencer la « révolution ! »
En fin de compte, une fois tout seul, le bully n’est peut-être pas un mauvais bougre.
Désirs d'Avenir